Ishtar Alabina est de retour dans la métropole dans le cadre du Festival Séfarad de Montréal. Elle présentera deux spectacles très attendus au théâtre l’Olympia, et il est facile d’imaginer une réaction publique similaire à celle lors de sa dernière visite: salle comble et satisfaction garantie.
La musique d’Alabina est une modernisation d’anciens rythmes arabes, un mix cohérent entre le traditionnel et le nouveau. Les deux co-existent parfaitement dans sa musique sans se heurter.
L’identité, est une question musicale plutôt que nationale. Quand on parle d’appartenance nationale, Ishtar Alabina s’identifie comme citoyenne du monde, surtout lors de ses spectacles. « Je me sens à l’aise sur scène, alors je me sens à l’aise sur place. Ma vraie maison », confie-t-elle, « c’est sur scène. »
Malgré son expérience et son succès l’artiste de renom international, exprime quand même certaines inquiétudes. « Chaque spectacle est nouveau. On grandit avec le public, on grandit avec le temps. » C’est toutefois ce rapport étroit avec la nouveauté et le public qui stimule Alabina dans sa création
Le nouveau spectacle qu’elle présentera avec les Gypsi’s est le mélange de Flamenco et de l’Orient. Ils se rejoignent parce qu’ils se ressemblent énormément. C’est de la musique de fête », qui permet aux gens d’oublier leurs soucis, de « voyager sans bouger. »